Crédit lombard : les meilleures banques pour emprunter sans vendre ses placements
Comparatif des meilleures solutions de crédit lombard : BoursoBank, Interactive Brokers, Swissquote, Quintet, etc.
Crédit lombard, avance sur titres, compte sur marge… derrière ces termes techniques se cache une idée simple : utiliser votre patrimoine financier comme garantie pour obtenir de la trésorerie, de la liquidité, de l’argent disponible pour le dire simplement.
💡 Les grandes fortunes connaissent bien la mécanique du crédit lombard. Warren Buffett, Bill Gates, Jeff Bezos… leur richesse est concentrée sous forme de capital, notamment les actions de leur entreprise.
Ils cherchent donc autant que possible à éviter de transformer ce patrimoine en flux : salaires, dividendes, plus-values réalisées…
Car un flux n’est jamais neutre. Il peut déclencher de la fiscalité et/ou réduire ses droits de vote. Dans certains cas, il devient donc plus intéressant de remplacer la vente par le crédit.
C’est toute la logique du fameux Buy, Borrow, Die : constituer un patrimoine, emprunter en s’appuyant sur ce patrimoine en garantie, puis repousser aussi longtemps que possible le moment de la vente.
🏦 Le privilège ultime ? Devenir, en quelque sorte, sa propre banque.
Réservé aux milliardaires américains ? Plus vraiment.
Avec le développement des solutions technologiques, financières et l’optimisation des coûts, il est désormais possible d’ouvrir une ligne de crédit adossée à un compte-titres ou à une assurance-vie à partir de quelques milliers d’euros.
🎙️ Le mot de Louis Beaucamp, Responsable éditorial et communication
« Que ce soit à titre personnel ou pour nos clients, nous sommes toujours à la recherche des meilleures solutions du moment sur le marché.
Depuis 2022, c’est notamment le cas pour le crédit lombard. Nous comparons en permanence les offres des banques.
Car le vrai sujet n’est pas seulement d’obtenir un crédit. C’est de savoir dans quelles conditions l’obtenir : à quel taux, pour quelle durée, avec quels actifs en garantie et surtout quels risques si les marchés baissent. »
Si vous êtes résident français, vers quelle banque ou courtier vous tourner pour obtenir un crédit lombard ?
C’est précisément l’objet de cette édition.
🧭 SOMMAIRE
Qu’est-ce qu’un crédit lombard, concrètement ?
Interactive Brokers, Degiro, Saxo : les comptes sur marge ne sont pas de vrais crédits lombards
BoursoBank, Fortuneo, Linxea, Lucya : les avances sur titres, utiles mais limitées
Swissquote, Quintet, banques privées : où trouver un vrai crédit lombard ?
Notre avis sur le crédit lombard : emprunter sans vendre, mais jamais sans risque
Qu’est-ce qu’un crédit lombard, concrètement ?
🔎 Le crédit lombard permet d’emprunter de l’argent en mettant votre portefeuille financier en garantie : actions, obligations, ETF, fonds, métaux précieux, voire cryptomonnaies selon les établissements.
En clair, vous ne vendez pas vos placements. Vous les conservez, tout en débloquant de la trésorerie.

Le crédit lombard n’a d’intérêt que si vos placements rapportent durablement plus que ce que vous coûte le crédit.
Par exemple, si la première année votre portefeuille rapporte 6 % et que le crédit coûte 4 %, vous gagnez 2 points d’écart sur les sommes empruntées.
Avec le temps, cet écart peut même s’accumuler grâce aux intérêts composés : les gains générés par le portefeuille peuvent eux-mêmes produire de nouveaux gains.
Mais attention : le rendement est incertain, la dette est certaine. Si les marchés baissent, si les taux remontent ou si le portefeuille sous-performe, le levier peut se transformer en massue.
🔎 Pour tester vos hypothèses : Simulateur Crédit Lombard.
Avant le crédit lombard, il y a d’abord la stratégie patrimoniale
🎯 Que vous ayez 50 000 €, 500 000 € ou plusieurs millions d’euros à investir, le point de départ, c’est toujours la stratégie patrimoniale globale.
Avant même de chercher la banque ou le courtier qui acceptera de vous prêter, vous devez construire une architecture patrimoniale cohérente. Seul, ou accompagné par un conseiller en gestion de patrimoine, cela suppose de répondre à trois questions :
D’abord : dans quoi investir ?
L’objectif est de définir une allocation adaptée à votre profil, à vos objectifs et à votre horizon de placement : x % en livrets, fonds euros et obligations, y % en ETF actions et fonds de private equity, z % dans l’or et le bitcoin, etc.Ensuite : dans quelle(s) enveloppe(s) fiscale(s) loger vos placements ?
Compte-titres ordinaire (CTO), plan d’épargne en actions (PEA), contrat d’assurance-vie ou de capitalisation, en France ou au Luxembourg… Le choix de l’enveloppe fiscale influence la fiscalité, la transmission, mais aussi les conditions d’obtention du crédit lombard.Enfin : chez quel(s) intermédiaire(s) ouvrir ces enveloppes ?
BoursoBank, Degiro, Saxo, Interactive Brokers, Swissquote, Quintet, banque privée, assureur, courtier en ligne… Tous ne proposent pas les mêmes outils, les mêmes actifs, les mêmes coûts, ni les mêmes possibilités de financement.
C’est seulement à ce stade que la question du crédit lombard apparaît.
Votre portefeuille financier devient la garantie du prêt
🔐 Une fois la stratégie définie, l’établissement analyse les actifs que vous détenez : ETF, actions, obligations, fonds, métaux précieux, parfois cryptomonnaies.
Il regarde leur qualité, leur diversification et leur facilité de revente. Puis il décide, selon ses propres critères, de vous prêter une partie de leur valeur. En contrepartie, vos placements sont mis en garantie.
C’est pourquoi le crédit lombard peut être décrit comme une hypothèque financière :
Avec un crédit immobilier, la banque prête contre un bien immobilier.
Avec un crédit lombard, elle prête contre un portefeuille financier.
Mais la nature de cette garantie change tout :
Un immeuble reste long à vendre, coûteux à expertiser, difficile à fractionner, et sa réalisation peut prendre des mois.
Un portefeuille coté en Bourse, lui, est valorisé en continu. La banque peut suivre sa valeur presque en temps réel et, en cas de problème, vendre rapidement les actifs nantis pour récupérer tout ou partie du capital prêté.
C’est précisément ce qui rend le crédit lombard attractif pour les banques : lorsque les actifs sont liquides, diversifiés et facilement négociables, la garantie est plus simple à surveiller et plus rapide à mobiliser.
Exemple simple d’une ligne de crédit lombard
📊 Imaginons que vous déteniez 100 000 € sur un compte-titres ordinaire.
La banque analyse votre portefeuille : nature des actifs, diversification, volatilité, liquidité, concentration, devise, qualité de crédit éventuelle.
Selon ses critères, elle peut accepter de vous prêter une partie de cette valeur : par exemple 40 000 €, 50 000 €, 60 000 € ou davantage si les garanties sont jugées très solides.
Ce ratio s’appelle généralement la LTV, pour Loan-to-Value. Il désigne le rapport entre le montant emprunté et la valeur des actifs donnés en garantie.
Si vous empruntez 50 000 € avec 100 000 € d’actifs nantis, votre LTV est de 50 %.
Jusque-là, rien de très mystérieux.
Mais imaginons maintenant que votre portefeuille baisse de 30 %.
Il ne vaut plus 100 000 €, mais 70 000 €. Votre dette, elle, reste de 50 000 €.
Votre LTV passe alors de 50 % à plus de 70 %.
C’est toute la mécanique du crédit lombard : la valeur de la garantie fluctue, mais la dette reste due.
Et c’est précisément là que le risque apparaît.
Le principal risque du crédit lombard : l’appel de marge
La banque vous prête parce que vos actifs servent de garantie. Mais si leur valeur baisse trop, cette garantie peut devenir insuffisante.
Dans ce cas, la banque peut vous demander de rétablir l’équilibre.
⚠️ Vous devrez alors, selon les conditions du contrat :
ajouter des liquidités ;
apporter de nouveaux actifs en garantie ;
rembourser une partie du crédit ;
ou, en dernier recours, accepter la vente d’une partie des titres nantis.
C’est le point à ne jamais oublier.
Le crédit lombard est séduisant parce qu’il permet d’éviter de vendre ses actifs. Mais s’il est mal calibré, il peut produire l’effet inverse : vous obliger à vendre au pire moment, en pleine baisse de marché.
Autrement dit, la vraie question n’est pas seulement :
Combien la banque accepte-t-elle de vous prêter ?
La vraie question est plutôt :
Combien pouvez-vous emprunter sans vous mettre en danger si les marchés baissent ?
C’est cette différence qui sépare une stratégie patrimoniale maîtrisée d’un simple effet de levier dangereux.
D’où l’importance de se faire accompagner pour calibrer le levier, tester les scénarios de baisse et préserver une marge de sécurité suffisante.
Interactive Brokers, Degiro, Saxo : les comptes sur marge ne sont pas de vrais crédits lombards
Le compte sur marge permet d’investir en Bourse avec effet de levier (sans montant minimum fixe). Sur le papier, c’est donc accessible à tous, mais en pratique, ce n’est pas fait pour tout le monde.
Le compte sur marge : un levier boursier
📈 Concrètement, vous empruntez auprès de votre courtier pour acheter davantage de titres à l’intérieur de votre compte. Vous augmentez donc votre exposition aux marchés sans apporter de nouvelles liquidités.
Un compte sur marge est conçu pour faire du levier en Bourse. Les sommes empruntées servent à financer de nouvelles positions dans le compte lui-même.
L’objectif n’est pas de sortir librement du cash pour financer un projet personnel, compléter ses revenus, acheter un bien ou organiser une trésorerie patrimoniale.
C’est là que se situe la grande différence avec un vrai crédit lombard.
IBKR, Degiro, Saxo : compte sur marge dans une logique de trading
Interactive Brokers, Degiro et Saxo sont les acteurs les plus réputés pour leurs frais compétitifs, leur accès à de nombreux marchés internationaux et leurs conditions de financement attractives.

🧨 Les comptes sur marge peuvent donc convenir à des investisseurs expérimentés, capables de suivre leur levier, leurs devises, leurs positions, leur niveau de marge et leur risque de liquidation.
Mais ils demandent une vraie discipline. Une baisse brutale des marchés peut rapidement faire monter le taux d’utilisation de la marge et déclencher un appel de marge.
Compte sur marge : utile en Bourse, moins adapté à la trésorerie
➡️ Interactive Brokers, Degiro ou Saxo sont de bons outils pour faire du levier en Bourse.
Mais dans une logique patrimoniale, la limite est majeure : l’argent emprunté reste prisonnier du compte et ne peut pas servir librement à financer vos projets de vie.
💡 Note : Certains investisseurs avancés utilisent aussi des box spreads pour se financer directement sur les marchés financiers. Mais cela reste un montage complexe de trading d’options, avec des contraintes réglementaires, fiscales et opérationnelles spécifiques.
BoursoBank, Fortuneo, Linxea, Lucya : les avances sur titres, utiles mais limitées
Après les comptes sur marge, il existe une deuxième famille de solutions : les avances sur titres (proposées dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation).
L’avance sur titres : obtenir du cash sans vendre ses placements
💶 L’avance sur titres est sans doute le mécanisme le plus familier pour les épargnants français. Vous l’avez peut-être déjà vue chez BoursoBank, Fortuneo, Linxea ou Lucya.
Elles sont accessibles avec des tickets d’entrée relativement faibles : 500 €, 2 000 € ou 8 000 € minimum selon les contrats.
Mais attention, ce ne sont pas les courtiers ou les distributeurs qui prêtent réellement l’argent. Ce sont les assureurs derrière les contrats :
Pour BoursoVie, l’assureur est Generali.
Pour Fortuneo Vie, l’assureur est Suravenir, filiale du Crédit Mutuel Arkéa.
Pour Linxea Spirit 2, l’assureur est Spirica, filiale du Crédit Agricole.
Pour Lucya CNP, l’assureur est CNP Assurances, filiale de La Banque Postale.
🗽 Contrairement au compte sur marge, l’argent peut être sorti et utilisé librement : financer un projet, éviter de vendre dans une mauvaise période de marché, ou même être investi ailleurs pour mettre en place une stratégie avec effet de levier.
Mais l’avance reste accordée pour une durée déterminée. Au bout de quelques années, il faut rembourser, renouveler si l’assureur l’accepte, ou trouver une autre solution.
L’offre singulière de BoursoBank
🔍 BoursoBank présente son offre sous le nom de “Crédit lombard”. Mais dans les faits, son fonctionnement reste plus proche d’une avance sur titres très encadrée.
L’offre présente deux vrais avantages :
Nantir les avoirs détenus dans plusieurs enveloppes chez BoursoBank (compte-titres, PEA ou contrat BoursoVie) et pas seulement l’assurance-vie.
Le taux du crédit figure parmi les plus compétitifs du marché, surtout pour une offre aussi simple et digitalisée.

Mais a aussi plusieurs limites :
Il permet d’emprunter “seulement” jusqu’à 50 % de la valeur des avoirs financiers éligibles, avec un montant de crédit compris entre 101 000 € et 2 000 000 €.
La durée est plafonnée à 10 ans. À l’échéance, le capital doit être remboursé, soit avec de l’argent frais, soit en vendant une partie des actifs nantis (avec passage par la case fiscalité).
Avance sur titres : simple, mais limitée
➡️ En clair : les avances sur titres sont utiles pour sortir du cash sans vendre, mais elles restent limitées par leur durée, leur montant et leurs conditions de renouvellement.
Elles se situent à mi-chemin entre le compte sur marge et le vrai crédit lombard patrimonial.
💡 Note : Des acteurs comme Pledger cherchent aussi à démocratiser le crédit lombard, en reliant banques et épargnants. L’idée est intéressante, mais l’offre reste toujours très encadrée : montant plafonné, remboursement amortissable et durée limitée.
Swissquote, Quintet, banques privées : où trouver un vrai crédit lombard ?
Un vrai crédit lombard va plus loin qu’un simple compte sur marge ou qu’une avance ponctuelle sur assurance-vie.
Crédit lombard : une ligne sur mesure
Dans sa version la plus aboutie, le crédit lombard fonctionne comme une ligne in fine, sans échéance courte prédéfinie.
Tant que vous payez les intérêts et que vous respectez les conditions de garantie, vous n’avez pas nécessairement à rembourser le capital immédiatement.
Le remboursement intervient plus tard, selon la stratégie retenue : remboursement volontaire, vente d’une partie des actifs, transmission du patrimoine ou décès.
🏦 En pratique, plusieurs familles d’acteurs peuvent proposer un véritable crédit lombard :
D’abord, les banques privées françaises : Crédit Agricole Indosuez, BNP Paribas Banque Privée, Société Générale Private Banking, Banque Transatlantique, Neuflize OBC, Rothschild Martin Maurel, etc.
Ensuite, les banques privées luxembourgeoises, suisses ou internationales : Swissquote Luxembourg, Quintet Private Bank, UBS, EFG International, Edmond de Rothschild, Rothschild & Co, BIL, Andbank, VP Bank, etc.
Mais il faut garder un point en tête : dans la banque privée traditionnelle, le crédit lombard est réservé à des patrimoines financiers importants.
Les seuils ne sont pas toujours affichés publiquement, mais, en pratique, il faut au minimum un million d’euros d’actifs financiers (sauf dérogation).
C’est là que Swissquote se distingue.
Swissquote : une porte d’entrée plus accessible
🔓 Swissquote Luxembourg est, selon nous, l’un des acteurs les plus intéressants pour accéder à un vrai crédit lombard patrimonial en tant que résident français.
Il n’existe pas de montant minimum strict, mais dans notre pratique, nous considérons qu’un portefeuille d’environ 50 000 € investis constitue un seuil plus raisonnable. En dessous, les frais de passage d’ordres et la nécessité de diversifier correctement le portefeuille peuvent réduire l’intérêt de la stratégie.

Dans cet exemple de compte client Swissquote, plusieurs lignes sont importantes :
Cash : -126 657,81 €
C’est le montant réellement utilisé sur la ligne lombard. Le compte est débiteur : l’investisseur a effectivement emprunté 126 657,81 €.Lombard Loan : 220 000 €
C’est la ligne de crédit accordée par Swissquote. Autrement dit, la banque autorise ici jusqu’à 220 000 € d’emprunt, sous réserve du maintien des garanties.Debit Card : -79,63 €
Dépense carte bancaire en cours.Accrued interests : -361,55 €
Intérêts courus sur la ligne utilisée : ils sont calculés mensuellement et prélevés chaque trimestre.Total buying power : 92 901,01 €
C’est la capacité restante. Dans cet exemple, l’investisseur a encore environ 92 901 € mobilisables avant d’atteindre la limite de la ligne accordée.
La mécanique est donc très lisible : la ligne accordée est de 220 000 €, environ 126 658 € sont déjà utilisés, et il reste un peu moins de 93 000 € de capacité disponible.
Ce n’est donc pas un crédit amortissable classique avec une mensualité fixe. C’est une ligne de liquidité adossée au portefeuille : le coût dépend du montant réellement utilisé, du taux de référence et de la marge bancaire.
Le montant disponible dépend de la qualité du portefeuille. Swissquote indique que la LTV peut aller jusqu’à 80 % des actifs financiers éligibles, en fonction notamment de la valeur de marché, de la volatilité, de la liquidité, de la qualité de crédit, de la diversification et, le cas échéant, des critères ESG.
➡️ Swissquote Luxembourg est donc l’une des meilleures portes d’entrée vers un vrai crédit lombard patrimonial.
💡 Bon à savoir : Prosper Conseil a négocié des conditions préférentielles chez Swissquote Luxembourg, avec jusqu’à 1,15 point de marge bancaire en moins par rapport aux conditions standards.
Dit simplement : à conditions de marché identiques, un taux affiché à 3,95 % peut tomber autour de 2,80 % pour un client Prosper Conseil.
Pour en bénéficier et structurer votre ligne de crédit, vous pouvez contacter un conseiller en gestion de patrimoine ici.
Notre avis sur le crédit lombard : emprunter sans vendre, mais jamais sans risque
En clair, le crédit lombard est une forme d’hypothèque financière : au lieu de mettre un bien immobilier en garantie, vous mettez vos placements financiers en garantie pour obtenir une ligne de crédit.
🎙️ Le mot de Ronan Le Bihan, conseiller en gestion de patrimoine
« Le crédit lombard, ce n’est pas de l’argent magique : c’est une ligne de crédit adossée à un patrimoine financier.
C’est dans le calibrage précis du levier que s’exprime l’expertise : un ajustement au profil réel du client, à ses projets, à son horizon d’investissement et à sa tolérance au risque.
Bien utilisé, il permet de générer de la trésorerie, de saisir des opportunités et de gagner en liberté patrimoniale. »
Premier intérêt : obtenir de la trésorerie
💰 Le premier usage du crédit lombard est donc simple : obtenir de la liquidité sans vendre ses placements.
Vous avez besoin de financer un projet, compléter temporairement vos revenus, aider un proche, saisir une opportunité ou éviter de vendre dans une mauvaise période de marché. Plutôt que de céder une partie de votre portefeuille, vous empruntez en vous appuyant sur lui.
C’est tout l’intérêt du mécanisme : vos actifs restent investis, mais vous débloquez du cash.
Deuxième intérêt : faire effet de levier
📈 Plutôt que de dépenser l’argent emprunté, vous pouvez réinvestir tout ou partie du crédit lombard. L’objectif est alors que la performance des actifs achetés dépasse le coût du crédit.
Exemple volontairement simplifié : vous disposez de 500 000 € investis et vous empruntez 300 000 € via une ligne lombard pour les réinvestir :
Si le portefeuille rapporte en moyenne 6 % par an et que le crédit coûte 4 % par an, le différentiel théorique est de 2 points sur les sommes empruntées.
Sur 300 000 €, cela représente environ 6 000 € par an de création de valeur brute, avant fiscalité, frais et variations de marché.
Sur dix ans, si l’écart se maintient, l’effet peut devenir significatif. Mais si les marchés baissent, si le coût du crédit remonte ou si le portefeuille sous-performe, le levier joue dans l’autre sens.
Troisième intérêt : retarder la fiscalité
🧾 Imaginons que vous soyez investi depuis plusieurs années. Vous avez apporté 200 000 € de capital, et votre portefeuille affiche désormais 300 000 € de plus-values latentes :
Si vous vendez une partie de vos actifs pour obtenir du cash, vous déclenchez une imposition sur les plus-values.
Si vous empruntez contre ces mêmes actifs, il n’y a pas de vente : la somme reçue est un prêt, pas un revenu.
Mais il faut éviter le raccourci trop facile.
Le crédit lombard ne supprime pas la fiscalité : flat tax, CEHR et CDHR. Il peut seulement la différer.
Et ce différé n’est pas un détail.
Moins il y a de frottement fiscal immédiat, plus le capital brut peut continuer à travailler. Sur longue période, cette différence peut peser lourd : l’argent non prélevé aujourd’hui reste investi, capitalise, et peut contribuer positivement à la performance globale du patrimoine.
⚖️ Le crédit lombard ne permet donc pas d’échapper à la fiscalité, il permet surtout de choisir plus finement le moment où vous y faites face.
Simulation crédit lombard : tester avant de se lancer
Un crédit lombard ne disparaît pas par magie. Il finit toujours par être remboursé, refinancé ou soldé.
Plusieurs sorties sont possibles : remboursement volontaire, vente partielle d’actifs, réduction progressive de la ligne, refinancement ou remboursement au moment de la succession.
L’enjeu n’est donc pas seulement d’obtenir une ligne de crédit. Il faut aussi savoir comment elle pourra être remboursée sans fragiliser le patrimoine.
Avant de se lancer, une simulation permet de tester les points essentiels : montant empruntable, coût annuel du crédit, impact d’une baisse des marchés, risque d’appel de marge et gain potentiel après intérêts.
🔎 Pour faire vos propres tests, vous pouvez donc utiliser ce simulateur de crédit lombard : Simulateur Crédit Lombard.








Bonjour,
Comment s'organise techniquement le paiement des intérêts dans le cadre d'un crédit Lombard ?
Prenons un cas concret : je dispose d'un contrat d'assurance-vie luxembourgeois (Wealth Executive Life de Vitis Life), avec Swissquote comme banque dépositaire et une gestion conseillée équilibrée chez Prosper Conseil (affichant une performance nette moyenne de 5 %).
Je souhaite financer la construction d'une piscine pour un montant de 50 000 € via une avance. Les conditions sont les suivantes : un taux indexé sur l'€STER (estimé à 1,9 %) majoré de la marge bancaire, soit un taux global de 3 % pour cet exemple.
Le remboursement du capital est prévu in fine au bout de 10 ans. Cependant, quelle est la fréquence habituelle du remboursement des intérêts ? Si l'on considère que l'€STER reste stable, devrai-je m'acquitter de 375 € par trimestre (soit l'équivalent de 125 €/mois) pendant 10 ans avant de rembourser le capital à l'échéance ?